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News du : Mercredi 03 Mars 2009 /// วันพุธ 04 มีนาคม 2552
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Thai Airways affiche 450 millions d'euros de pertes
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Asean, le défi des droits de l'homme
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L'Asean salue l'amélioration des relations entre les deux rives du détroit de Taiwan
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L'ASEAN veut consolider les liens avec la Chine et le reste de l'Asie
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50% de réduction sur un condo à Bangkok ?
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Thai Airways affiche 450 millions d'euros de pertes
(Article de : www.thailande-fr.com)
Pour la première fois depuis plus de 40 ans, la compagnie aérienne thaïlandaise termine son exercice avec un important déficit de 21 milliards de baht. En 2007 la compagnie aérienne avait réalisé un bénéfice de 4,4 milliards de baht, et 2008 représente sa première perte annuelle en 43 ans.
Thai Airways International a expliqué dans un communiqué de presse que ses résultats ont été impactés par la forte hausse des prix du carburant, le ralentissement économique mondial ainsi que les troubles politiques en Thailande. Thai Airways a aussi mis en cause les pertes de change dues à l'affaiblissement du baht thaïlandais par rapport au dollar.
Thai Airways estime avoir perdu environ 14 milliards de baht lorsque les manifestants de la PAD ont provoqué la fermeture des deux aéroports de Bangkok pendant une semaine entre la fin novembre et début décembre, bloquant près de 350000 passagers en Thaïlande.
Thai Airways est actuellement en pourparlers avec le gouvernement thaïlandais pour un plan de sauvetage d'urgence. Korn Chatikavani, le ministre des Finances de la Thailande, a insisté sur la nécessité pour la compagnie aérienne de présenter un plan de redressement avant qu'elle ne reçoive les fonds des contribuables.
Le secrétaire permanent du ministère des transports Surachai Tansitpong, qui est également président du conseil d'administration de THAI, estime que la compagnie peut retrouver une situation bénéficiaire dès cette année, grâce à la réduction des prix du pétrole.
Un plan d'urgence qui couvre la période de trois années civiles à partir de 2009 est en cours de validation par le gouvernement de thaïlandais, avec une première injection de liquidités d'urgence de 20 milliards de baht.
Thai Airways International Public Company Limited est la compagnie aérienne nationale du Royaume de Thaïlande. Elle appartient à 90% au Gouvernement Thaïlandais. Thai Airways International a été fondé en 1960 en tant que société en participation entre la compagnie aérienne de Thaïlande, Thai Airways Company (TAC) et Scandinavian Airlines System (SAS).
Thai Airways, quelques dates clés
1960 - Thai Airways Company (TAC) établit un partenariat avec Scandinavian Airlines System (SAS) pour créer une nouvelle compagnie aérienne internationale en Thaïlande. Le gouvernement thaïlandais détient 70% des actions de Thai Airways International Company Limited.
1963 - THAI commence à travailler avec d´autres compagnies aériennes sur les vols en partance de Bangkok vers Hong-Kong, Calcutta et Singapour.
1965 - THAI enregistre un profit de 3,9 millions de bahts, dépassant les chiffres réalisés durant la première année d´exploitation. A partir de là, THAI réalisera des bénéfices chaque année.
1967 - Le cap du millionième passager est franchi.
1970 - Lorsque leur contrat de 10 ans expire, THAI et SAS signent un accord de coopération pour une autre période de 7 ans.
1971 - Le premier itinéraire intercontinental de THAI, reliant Bangkok à Sydney via Singapour, est lancé.
1972 - THAI inaugure son second itinéraire intercontinental, cette fois ci, en desservant Copenhague.
1973 - Les services long-courriers en direction de Frankfort et de Londres ont été inaugurés, positionnant Bangkok comme plaque tournante et porte d´entrée entre l'Europe et l'Asie.
1976 - Les vols de THAI reliant Bangkok à Amsterdam, Paris et Athènes, lancés une année auparavant, ont connu rapidement une grande popularité. Les passagers en provenance de l´Europe font escale à Bangkok, pour se rendre en Australie ou dans d'autres villes asiatiques.
1977 - Après 17 années de succès, le partenariat entre TAC et SAS arrive à sa fin. Les actions appartenant à SAS ont été rachetées par Thai Airways International, ce dernier passe sous la propriété et la direction thaïlandaise. La compagnie nationale thaïlandaise, dispose d´un réseau couvrant 3 continents.
1979 - Quatre nouveaux Airbus A300 sont achetés pour desservir les itinéraires régionaux de THAI. Deux Boeing 747-200 jumbo jets, pouvant accueillir 371 passagers, ont été également acquis, afin que THAI puisse proposer des vols non-stop entre Bangkok et l´Europe.
1984 - Les efforts de THAI pour promouvoir les destinations provinciales en Thaïlande se sont intensifiés. Chiang Mai, déjà desservi comme escale sur des vols à destination de Hong Kong, a été conforté par des rotations aériennes journalières en provenance de Bangkok. Phuket et Hat Yai ont été ajoutés comme escales sur l'itinéraire de Singapour.
1986 - THAI inaugure son vol à destination de Stockholm.
1988 - THAI et sa maison mère, TAC, fusionnent en une seule compagnie aérienne, rassemblant respectivement leurs activités aériennes nationales et internationales. Avec l´apport de 11 avions de TAC, la flotte combinée est désormais constituée de 41 appareils. Le plan de vol comprend 48 villes dans 35 pays du monde auxquelles s'ajoutent un réseau de 23 villes en Thaïlande.
1992 - Le processus de privatisation de THAI débute. 100 millions d´actions de la compagnie ont été enregistrés en bourse de Thaïlande, pays majoritairement actionnaire.
1997 - THAI et 4 des principales compagnies aériennes dans le monde se sont alliées pour former Star Alliance, le plus grand consortium aérien mondial.
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Interview: L'ASEAN veut consolider les liens avec la Chine et le reste de l'Asie
Surin Pitsuwan, secrétaire général de l'Association des nations du sud-est (ASEAN), a déclaré dimanche que l'ASEAN souhaite renforcer la coopération avec la Chine et le reste de l'Asie sur les questions régionales et internationales, notamment face à la crise financière.
"Dans la situation actuelle de crise économique, nous devrions travailler ensemble pour dépasser les difficultés", a souligné M. Surin dans une interview Accordée à Xinhua.
Il a indiqué que la Chine rencontre actuellement ses propres problèmes avec des défis importants, mais ne s'est pas retranchée sur ses propres affaires et s'est montrée prête à coopérer avec le reste de l'Asie et de la communauté internationale.
"Je pense que le pouvoir en Chine est très éclairé et très engagé à ne pas se replier sur ses propres problèmes. Au contraire, elle maintient la liaison ouverte, laisse les portes ouvertes, maintient les opportunités et canaux de coopération ouverts", a déclaré M. Surin.
Il a ajouté que le plan de relance adopté par la Chine ne porte pas seulement sur les strat égies à court-terme, mais porte également attention sur le développement durable à long-terme.
Il a noté que la Chine a beaucoup contribué à l'intégration régionale comme dans les pays de la sous-région du Grand Mékong ( GMS) et également à la coopération avec l'ASEAN.
"La Chine est très éclairée et efficace dans son engagement avec le reste de l'Asie, notamment avec l'ASEAN", a-t-il expliqué.
M. Surin a souligné que la Chine, le Japon et la Corée du sud se sont rencontrés pour la premi ère fois entre eux au Japon il y a trois mois, ce qui a été une initiative très positive.
"Parce que le message qu'ils ont envoyé est très clair, à savoir qu'ils ne se sépareront pas de nous, mais qu'ils essaieront au contraire de trouver des moyens pour améliorer la coopération avec nous dans l'ASEAN", a déclaré M. Surin.
Commentant le 14ème sommet de l'ASEAN qui a fermé ses portes dimanche, M. Surin a déclaré qu'il est très satisfait des résultats de la réunion.
M. Surin a salué le résultat du sommet, notamment le soutien aux trois piliers de l'ASEAN, à savoir la Communauté économique de l'ASEAN, la Communauté politico-sécuritaire et la Communauté socioculturelle.
A la signature de la Déclaration de la Feuille de route pour une Communauté de l'ASEAN (2009-2015), M. Surin a déclaré qu'il y a encore beaucoup de travail à accomplir.
En temps de crise économique, beaucoup d'espoir a été mis sur l'ASEAN et l'Association doit tenir ses promesses et envoyer un signal fort de confiance au monde, a insisté M. Surin.
"Les dirigeants de l'ASEAN se sont entendus pour retourner avec nos partenaires au dialogue, à savoir la Chine, le Japon, la Corée du sud, l' Inde, l'Australie et la Nouvelle-Zélande en Thaïlande en avril. Ils se sont rendus compte que les deux régions, l'Asie de l'est dans son ensemble et l'ASEAN, sont très intégrées, avec lesquelles nous devons travailler".
L'ASEAN va convoquer les sommets de l'ASEAN+1, l'ASEAN+3 et d'Asie de l'est en Thaïlande en avril: "J'espère que les partenaires de l'ASEAN arriveront avec des idées et des initiatives qui renforceront notre communauté", a-t-il déclaré.
"En temps de crise, nous devrions éviter le protectionnisme, pour s'aider mutuellement et tenter de stimuler ensemble les économies, non seulement à court-terme, mais également à long- terme, comme les infrastructures, les ressources humaines, la concurrence de nos économies", a expliqué M. Surin.
Les dirigeants de 10 pays membres de l'ASEAN ont conclu dimanche leur réunion annuelle dans la ville côtière thaïlandaise de Cha-am Hua Hin. C' est la première réunion au niveau des dirigeants depuis l'entrée en vigueur de la Charte de l'ASEAN en décembre dernier, qui a transformé le groupement vieux de 42 ans en une organisation bas ée sur des règles.
Au cours du sommet de deux jours, les leaders des pays de l'ASEAN ont discuté d'une série de problèmes, notamment de l'actuelle crise financière, de l'intégration de l'ASEAN, et des droits de l'Homme, entre autres.
L'ASEAN regroupe l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, Brunei, le Vietnam, le Laos, le Myanmar et le Cambodge.
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Asean, le défi des droits de l'homme
(Interview audio entre un journaliste du RFI et le Premier Ministre Thailandais)
Abhisit Vejjajiva, Premier ministre thaïlandais et président en exercice de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est, a accordé un entretien à notre correspondant à Bangkok Arnaud Dubus au lendemain du sommet de l'Asean qui s'est clos dimanche. Les nations d'Asie du Sud-Est devaient évoquer la question des droits de l'homme en Birmanie, où le pouvoir est toujours entre les mains d'une dictature militaire. Au final, le problème n'a été qu'effleuré.
RFI : L'Association des nations d'Asie du sud-est s'aventure maintenant dans les champs des droits de l'homme pour la première fois. On sent qu'il y a une volonté de la part de certains Etats membres, la Thaïlande, les Philippines ou l'Indonésie, d'ouvrir l'organisation sur la société civile. Mais dans le même temps, vous devrez tenir compte des Etats membres qui sont autocratiques, comme la Birmanie, le Laos ou même le Cambodge. Comment pouvez-vous contourner ce dilemme ?
Abhisit Vejjajiva : Ce n'est pas une question facile. Mais ce que nous espérons avoir instauré, c'est que tout le monde doit être attentif à la question des droits de l'homme. Et que nous devons continuer à essayer de faire des progrès.
Pendant le sommet, des représentants de la société civile ainsi que les jeunes de l'Asean ont rencontré les chefs d'Etat et de gouvernement pour la première fois. C'est vrai que ce n'est pas encore parfait, et qu'il y a clairement encore un fossé entre ce à quoi s'attendent les leaders et ce à quoi s'attendent les représentants de la société civile. Mais nous espérons avoir établi que cela va maintenant devenir partie intégrante du sommet de l'Asean.
C'est, en tout cas, déjà inscrit dans la charte. Et le défi maintenant est de mettre en place l'organe des droits de l'homme de l'Asean d'ici la fin de l'année. L'isntance qui sera établie ne satisfera certainement pas les attentes de certaines personnes qui travaillent dans le domaine des droits de l'homme, et qui disent que nous devons faire plus. Nous allons devoir faire plus. Mais je pense que ce qui est important est de démarrer. Cela peut être lent au départ. Mais l'approche graduelle peut fonctionner mieux à long terme. Parce que si vous essayez de faire passer de force certains changements là où il continue d'exister une certaine diversité, et que cela devient inacceptable, alors vous chutez et vous devez tout recommencer. Et cela sera beaucoup plus difficile de recommencer la seconde fois.
RFI : Pendant la rencontre des chefs d'Etats et de gouvernements de l'Asean, avez-vous discuté directement avec le Premier ministre de Birmanie la question des prisonniers politiques et donc d'Aung San Suu Kyi ?
A.V. : Ce que nous avons fait pendant la rencontre des leaders, c'est de demander un briefing au Premier ministre birman sur les développements dans son pays. Nous avons appris les efforts du gouvernement pour respecter la « feuille de route », notamment en organisant les élections d'ici l'an prochain, selon la Constitution qu'ils ont maintenant établie. Nous avons aussi appris qu'il continue d'y avoir des libérations de prisonniers politiques. Les autres leaders ont répondu qu'il était nécessaire de continuer à faire plus de progrès. La Birmanie a donné son accord pour travailler directement avec les Nations unies. En fait, la responsabilité repose en grande partie sur les Nations unies.
RFI : Concernant la politique thaïlandaise, il y a quelques années, vous m'aviez accordé un entretien, lors duquel vous m'aviez dit « il faut que la Thaïlande parvienne à briser ce cycle, coup d'Etat, élaboration d'une Constitution, élection, corruption et nouveau coup d'Etat ». Comment, maintenant que vous êtes au pouvoir, pensez-vous que ce cycle puisse être brisé ?
A.V. : J'avais espéré que ce cycle avait déjà été brisé pour de bon. Mais les leçons des dernières décennies est que, même si vous avez beaucoup d'éléments en place pour un meilleur système, si les joueurs dans le système ne respectent pas les règles, alors cela devient difficile. Les événements qui ont mené au coup d'Etat, il y deux ou trois ans, donnaient fondamentalement l'impression que l'Etat de droit était en panne, que si vous avez le pouvoir vous pouvez mener des pratiques qui violent clairement la loi et le droit des gens et ne sont pas sanctionnées. Les choses ont mal tourné, parce les opposants et les gens qui ont eu le sentiment d'être traités de façon injuste sont descendus dans les rues. C'était le problème. Il est triste de voir qu'en 2006, les raisons données par les auteurs du coup d'Etat dans leur premier communiqué étaient les mêmes que dans n'importe quel communiqué de coup d'Etat dans le passé. Parfois, nous avons l'impression que nous n'avons pas tiré les leçons du passé. Mais au moins, nous pouvons voir que de plus en plus de gens considèrent que les coups d'Etat ne peuvent pas résoudre le problème et qu'ils créent en fait plus de problèmes. C'est ce à quoi nous devons faire face maintenant. Je ne peux qu'espérer qu'à l'avenir, nous retiendrons les leçons, ce qui veut dire que les politiciens doivent respecter les règles et suivre la loi.
RFI : Mais Monsieur le Premier ministre, comme vous le savez il n'est pas seulement question de suivre les règles : la culture politique dans les provinces est basée sur les réseaux de patronage, les parrains... Les hommes influents locaux utilisent le clientélisme et c'est un système qui met beaucoup de temps à être réformé...
A.V. : Je suis d'accord, cela prend beaucoup de temps. Mais j'ai vu beaucoup de changements ces dernières années. Et malgré les troubles politiques et les coups d'Etat, je pense qu'on a vu émerger une tendance claire ces dernières années, qui est que l'électorat est suffisamment intelligent pour choisir la direction qu'il veut suivre au niveau national. Nous voyons qu'utiliser l'influence des leaders locaux pour essayer d'influencer le résultat électoral est devenu de plus en plus difficile.
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L'Asean salue l'amélioration des relations entre les deux rives du détroit de Taiwan
Le secrétaire général de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), Surin Pitsuwan, a réaffirmé dimanche le respect de la politique d'une seule Chine, tout en saluant l'amélioration des relations des deux rives du détroit de Taiwan.
"Nous respectons tous la politique d'une seule Chine, et avec satisfaction nous prennons note de l'amélioration positive (des relations) à travers le détroit de Taiwan", a indiqué Surin Pitsuwan, lors d'une conférence de presse à l'issue du 14e sommet de l'Asean à Hua Hin (Thaïlande).
Tous les Etats et économies de l'Asean ont d'étroites relations et coopération avec les deux rives du détroit de Taiwan, a indiqué M. Surin, en réponse à une question sur un éventuel engagement de l'île de Taiwan dans l'intégration de l'Asean.
M. Surin a affirmé qu'il souhaitait voir un renforcement de la coopération entre les économies de l'Asie dans le domaine économique, notamment "les investissements, le commerce et le tourisme.
"Je crois que nous renforcerons tous sûrement notre coopération et nos relations qui seront bénéfiques à nous tous en Asie", a-t-il ajouté.
Samedi, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré que les relations entre la partie continentale de Chine et Taiwan sont entrées dans une nouvelle étape de développement pacifique.
Le 15 décembre 2008, les deux rives du détroit de Taiwan ont mis en place, pour la première fois dans l'histoire, des services postaux et des liaisons maritimes et aériennes directs, mettant fin à un embargo vieux de 59 ans.
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50% de réduction sur un condo à Bangkok ?
(Article de : www.thailande-fr.com)
Bangkok - Les promoteurs immobiliers thaïlandais sont-ils en train de perdre leur sang froid ? On pourrait le croire en voyant cette offre incroyable : plusieurs d'entre eux sont prêts à proposer une réduction de moitié sur le prix de certains produits pour boucler les ventes de quatre programmes situés à Bangkok.
Il s'agit de propriétés qui sont déjà vendues à plus de 80% et que les promoteurs cherchent à conclure en mettant en avant des offres exceptionnelles par l'intermédiaire du courtier, Harrison. Trop beau pour être vrai ? Hélas oui en grande partie, car cette réduction de 50% est en fait celle du prix de vente de départ d'une vente aux enchères. Cette pratique est normalement peu répandue en Thaïlande, mais beaucoup plus commune en Australie par exemple, ou la plupart des ventes sont des “auctions”.
Les appartements en question seront proposés au cours d' une vente aux enchères les 28 et 29 mars prochain, qui doit avoir lieu sur place dans chacun des projets concernés à Bangkok. Les quatre projets sont le Terrace Grand Saint-Louis (Sathorn, BTS Surasak), qui a un total de 245 unités; le @CitySukhumvit101, avec 799 unités; le Waterford Sukhumvit 50, avec 738 unités, et le Master Centrium Asoke, le plus petit des projets avec 79 unités. Il s'agit donc de projet construits dans des zones dignes d'intérêt (Sathorn et Sukhumvit, soit les deux quartiers les plus chers de Bangkok), et souvent à proximité du BTS (métro aérien). On n'essaye donc pas de vous fourguer des lots au rabais dans une banlieue reculée.
La vente aux enchères commencera avec un prix de départ de 50% de réduction sur le prix demandé normalement, et sera ouverte pendant deux heures. Le prix de départ pour les unités les moins chères pourra donc commencer à 850000 baht (19000 euros), mais ne rêvez pas, le prix d'arrivée ne pourra pas être aussi bas. Cette opération de promotion, destinée surtout à faire de la publicité pour les projets en question, démontre toutefois une tendance depuis le début de la crise en Thaïlande : les promoteurs ont du mal a écouler leur stocks de petites unités a Bangkok, à cause de l'attentisme des acheteurs.
Selon le REIC (Real Estate information center), un stock de 82.387 unités sont restées invendues au cours de de l'année dernière et 30000 à 40000 unités supplémentaires seront achevées cette année. Sur les 82.387 invendues de Bangkok au cours l'an dernier, 62.325 étaient des maisons ou des petits immeubles et les 20.062 restants sont des unités faisant partie de condominium.